Fatigue mentale au travail : ce qui ne se voit pas dans la to-do list

Fatigue mentale au travail : ce qui ne se voit pas dans la to-do list

fatigue mentale raisons

Anne

par Anne | Sep 2, 2026

Il y a des journées où vous terminez en vous disant :

« Pffff… j’ai rien foutu aujourd’hui. »

Et pourtant, vous êtes rincés.

Pas la petite fatigue de fin de journée qui donne envie de poser les pieds sur la table. Non. Plutôt la version cerveau en compote : vous relisez trois fois la même phrase, choisir ce que vous allez manger ressemble à une décision stratégique et vous n’avez plus très envie qu’on vous pose une question. Même simple.

Le plus agaçant, c’est que votre to-do list ne plaide pas vraiment en votre faveur.

Trois mails envoyés. Une réunion. Un dossier vaguement avancé. Deux trucs cochés sur les huit prévus.

Alors pourquoi cette impression d’avoir couru un marathon avec votre cerveau ?

Parce qu’une to-do list montre ce que vous aviez à faire. Elle ne montre pas tout ce qu’il a fallu traiter mentalement pour le faire (ou essayer de le faire 🙄).

Et la différence est loin d’être anodine.

Une to-do list mesure des tâches, pas l’effort mental qu’elles demandent

Prenons une tâche toute bête :

Préparer un dossier.

Une ligne dans la to-do list.

Sur le papier, rien de bien spectaculaire.

Dans la vraie vie, vous commencez le dossier. Un mail arrive. Vous le lisez parce qu’il semble urgent. Il faut vérifier une information avant de répondre. Vous ouvrez un autre document. Votre téléphone sonne. En raccrochant, vous répondez au mail. Vous retournez au dossier.

Attendez… vous en étiez où, déjà ?

Entre-temps, quelqu’un vous a demandé si vous étiez disponible jeudi. Il faut regarder votre agenda. En l’ouvrant, vous vous rappelez que vous devez déplacer un rendez-vous. Et que vous n’avez toujours pas répondu à ce message reçu hier.

Une heure plus tard, la ligne « préparer le dossier » est toujours là.

Pas cochée.

Conclusion un peu rapide : je n’ai rien foutu.

Sauf que votre cerveau, lui, n’a pas exactement passé l’heure à contempler le plafond.

Le travail réel ne correspond pas toujours au travail prévu. Il faut aussi gérer les aléas, les interruptions, les informations nouvelles, les priorités qui bougent et toutes les adaptations nécessaires pour parvenir à faire son travail.

Et tout ça consomme des ressources.

Tout ce que votre to-do list ne montre pas

Certaines journées contiennent finalement assez peu de tâches.

Mais elles peuvent contenir énormément de sollicitations cognitives.

Les interruptions… et surtout les reprises

  • Un collègue qui passe.
  • Une notification Teams.
  • Un appel.
  • Un mail auquel « il faut juste répondre rapidement ».
  • Une question urgente.
  • Une pensée qui traverse : Merde, j’ai oublié de…

Le problème n’est pas seulement le temps que prend l’interruption.

Il faut aussi quitter mentalement une tâche puis y revenir.

Retrouver où vous en étiez. Vous rappeler ce que vous étiez en train de faire. Reconstituer le raisonnement. Reprendre le fil.

Et parfois recommencer quasiment depuis le début parce que votre cerveau, lui, a décidé de pédaler dans la semoule.

Les recherches sur les interruptions et les changements de tâche montrent justement qu’ils ont un coût : reprendre une activité demande un effort de réorientation et peut ralentir le travail ou favoriser les erreurs.

Autrement dit, cinq minutes d’interruption ne coûtent pas nécessairement seulement cinq minutes.

Les changements permanents de sujet

  • Préparer une présentation.
  • Répondre à une question RH.
  • Vérifier une facture.
  • Participer à une réunion.
  • Revenir à la présentation.
  • Traiter un problème client.
  • Retourner à la présentation.

Ce n’est pas forcément la quantité de travail qui pose problème. C’est aussi son morcellement.

À chaque changement de contexte, il faut comprendre de nouveau : qu’est-ce que je fais ? Où en suis-je ? Qu’est-ce qui est important ici ? Quelle information dois-je mobiliser ?

Sur une journée, ces petits basculements peuvent s’accumuler sans laisser aucune trace dans votre merveilleuse to-do list.

Les micro-arbitrages qu’on ne compte jamais

Il y avait déjà quelque chose que j’aimais beaucoup dans l’ancienne version de cet article : les micro-décisions.

Parce qu’une journée de travail est remplie de questions qui ne ressemblent pas franchement à de grandes décisions :

  • Je réponds maintenant ou après ?
  • Je termine ça ou je traite l’urgence ?
  • Je préviens la personne tout de suite ?
  • Je fais vite ou je prends le temps de vérifier ?
  • Par quoi je commence ?
  • Est-ce que ça peut attendre demain ?

Une par une, rien de dramatique.

Mais lorsqu’il faut arbitrer en permanence, particulièrement quand les priorités sont floues ou contradictoires, le travail demande un effort supplémentaire.

C’est d’ailleurs là qu’il faut être prudent avec l’expression « fatigue décisionnelle ». Elle est intéressante pour décrire ce sentiment de ne plus vouloir choisir quoi que ce soit après une journée passée à arbitrer, mais il serait beaucoup trop simpliste d’imaginer une jauge de décisions qui se viderait mécaniquement au fil de la journée.

En revanche, devoir constamment se demander « qu’est-ce que je fais maintenant ? » n’est clairement pas neutre.

Tout ce qu’il faut garder quelque part dans sa tête

Il y a ce qui est écrit.

Et puis il y a le reste.

  • Le dossier auquel Paul doit répondre.
  • La réunion de vendredi qu’il faudrait commencer à préparer.
  • Le client à rappeler.
  • Le document que vous attendez avant de pouvoir avancer.
  • La question à poser à Sophie quand vous la verrez.
  • Le truc urgent qui n’est pas encore urgent, mais qui va le devenir si personne ne s’en occupe.

Tous ces sujets restent plus ou moins ouverts.

Et quand le système d’organisation ne permet pas de les sortir suffisamment de sa tête — ou lorsqu’on sait qu’il faudra rester vigilant parce que la situation peut évoluer — ils continuent à occuper une partie de notre attention.

C’est parfois ça, aussi, la sensation d’avoir quinze onglets ouverts dans le cerveau alors que l’agenda paraît parfaitement raisonnable.

Les imprévus et tout le travail d’adaptation

C’est probablement la partie la moins visible de toutes.

Une tâche était censée prendre vingt minutes.

  • Sauf que l’information nécessaire manque.
  • Le logiciel ne fonctionne pas.
  • La personne qu’il fallait joindre n’est pas disponible.
  • Une demande prioritaire vient de tomber.
  • Le dossier comporte une erreur qu’il faut comprendre avant de continuer.

Alors vous vous adaptez.

Vous cherchez une solution. Vous contournez. Vous demandez. Vous réorganisez. Vous négociez un délai. Vous changez l’ordre prévu.

À la fin de la journée, la tâche qui devait être terminée ne l’est toujours pas.

Et pourtant, vous avez travaillé dessus.

C’est toute la différence entre le travail prescrit (aussi connu sous le nom de "ce qui devrait théoriquement être fait") et le travail réel, avec tout ce qu’il faut mettre en œuvre pour y parvenir.

« Pourtant, je n’ai pas fait grand-chose aujourd’hui »

Et si c’était justement la mauvaise unité de mesure ?

Certaines journées sont très productives et relativement fluides.

Vous savez ce que vous devez faire. Vous disposez des informations nécessaires. Vous pouvez rester suffisamment longtemps sur une tâche. Vous avancez. Vous terminez.

D’autres donnent exactement l’impression inverse.

Vous avez été occupés toute la journée, mais rien ne semble vraiment avoir avancé.

Vous avez répondu, cherché, attendu, repris, arbitré, vérifié, changé de priorité, absorbé des imprévus…

Beaucoup d’activité mentale.

Peu de résultats immédiatement visibles.

Et c’est là que la petite voix arrive :

« J’ai rien foutu. »

Alors que le problème est peut-être précisément que vous avez passé votre journée à travailler sans pouvoir réellement avancer.

Comment savoir si le cerveau commence à saturer ?

La fatigue mentale ne se manifeste pas nécessairement par un énorme panneau lumineux « STOP ».

Elle peut se traduire par des choses beaucoup plus banales :

vous relisez plusieurs fois une information sans réussir à l’intégrer ; vous cherchez vos mots ; vous oubliez ce que vous étiez venus faire dans ce dossier ; vous mettez un temps fou à prendre une décision pourtant simple ; vous faites davantage d’erreurs ; vous devenez plus facilement irritables ; vous avez du mal à maintenir votre attention.

Ou simplement cette sensation très particulière :

« Là, mon cerveau ne veut plus. »

Ces signes ne constituent évidemment pas un diagnostic et une fatigue persistante ou importante mérite d’être prise au sérieux.

Mais ponctuellement, ils peuvent être une invitation à regarder non seulement combien de travail vous avez, mais surtout dans quelles conditions vous le réalisez.

Et si le problème n’était pas votre to-do list ?

Face à une sensation de surcharge, notre premier réflexe est souvent de chercher une meilleure organisation.

  • Un nouvel agenda.
  • Une nouvelle application.
  • Une méthode de priorisation.
  • Une to-do plus intelligente que l’ancienne to-do.

Et parfois, oui, mieux organiser son travail aide énormément.

Mais aucune méthode de gestion du temps ne supprimera une journée remplie d’interruptions.

Un code couleur ne clarifiera pas des priorités contradictoires.

Et Notion, aussi joli soit-il, ne fera pas disparaître les quinze demandes qui arrivent en même temps. Désolée pour Notion.

Avant de chercher une nouvelle méthode, il peut donc être beaucoup plus intéressant d’observer ce qui consomme réellement vos ressources.

Pendant quelques jours, regardez par exemple :

  • Combien de fois suis-je interrompu ?
  • Combien de sujets différents dois-je gérer simultanément ?
  • Combien de décisions ou d’arbitrages dois-je faire parce que les priorités ne sont pas claires ?
  • Quelle part de ma journée est consacrée à gérer ce qui n’était pas prévu ?
  • Combien de choses dois-je garder en tête parce qu’elles restent en suspens ?

Les réponses peuvent être beaucoup plus instructives que le nombre de cases cochées en fin de journée.

La fatigue mentale raconte aussi quelque chose du travail

C’est probablement le point le plus important.

Quand quelqu’un termine régulièrement ses journées mentalement épuisé, la réponse ne peut pas systématiquement être :

« Il faut mieux vous organiser. »

Parce que la charge mentale au travail ne dépend pas uniquement des capacités individuelles d’organisation.

L’intensité du travail, les interruptions, les exigences contradictoires, le niveau d’autonomie, les relations professionnelles, les outils, les informations disponibles ou encore les imprévus participent aussi aux conditions dans lesquelles le travail est réalisé.

Autrement dit, il existe des leviers individuels.

Mais il existe aussi des leviers collectifs et organisationnels.

Et faire cette distinction évite de demander à chacun de devenir extraordinairement efficace pour supporter une organisation qui, elle, ne change jamais.

Avant de conclure que vous n’avez « rien foutu »…

Regardez peut-être une deuxième fois votre journée.

Pas seulement ce que vous avez terminé.

Regardez tout ce que vous avez dû comprendre, retenir, décider, interrompre, reprendre, anticiper et ajuster.

Votre to-do list est utile pour savoir ce que vous devez faire.

Elle est beaucoup moins douée pour raconter ce que votre travail vous demande réellement.

Et parfois, comprendre d’où vient la fatigue commence simplement par là : arrêter de compter uniquement les tâches et commencer à regarder ce qui se passe entre les lignes.

Le cerveau, ce gros mytho 🧠

Le cerveau, ce gros mytho 🧠

Hello,

Comment tu vas aujourd'hui ?

Depuis mon petit village alsacien où il fait un brouillard de ouf depuis hier, tout va bien. Nous avons pris nos marques, j'ai fait un peu d'exploration des alentours, repéré quelques restaus où nous irons nous taper la cloche, bref, que du bonheur.

Et bien sûr, j'ai pris des notes car je n'ai pas trop confiance dans la capacité de rétention d'infos de mon cerebro, aka, mon petit cerveau !

D'ailleurs, cette newsletter lui est complètement dédiée, j'espère qu'il appréciera 🤣 ! et toi aussi !

Le cerveau est le plus grand imposteur de notre quotidien d'entrepreneuse. Il nous fait croire qu'on peut faire plein de trucs en même temps et qu'il va gérer. Tu parles ! Il gère quedale !

Enfin si, mais il n'est pas vraiment conçu pour le multitasking même si, on va pas se voiler la face, quand on fait plusieurs choses à la fois, on a l'impression d'être hyper productives. Re tu parles !

Il te fait croire que tu peux répondre à un email tout en checkant ton planning du jour ou du la semaine.

Ou que tu peux écouter un podcast tout en rédigeant un article.

En vrai, il n'est pas conçu pour faire 2 choses en même temps et ce qu'il fait concrètement, c'est switcher d'une tâche à l'autre en permanence, ce qui te bouffe une énergie folle.

En plus, il y a forcément un truc sur lequel tu es plus focus que l'autre. Donc si tu réponds à un e-mail en checkant tes rdv du jour, tu peux être sûre que soit, tu as fait des coquilles dans ton e-mail, soit tu seras obligée d'aller consulter à nouveau ton planning car tu n'as fait que le survoler sans rien retenir.

Si tu écoutes un podcast tout en rédigeant un article, soit tu n'écoutes pas vraiment le podcast, auquel cas, tu ne retiens rien, soit tu vas te mettre à écrire dans ton article ce que tu entends dans le podcast.

Tu ne me crois pas ?
Fais le test, tu verras !

Pour ma part, j'adore la musique. Mais si je veux bosser en musique, il ne faut pas qu'il y ait de paroles sinon je chante (ouch 🤣) et je ne suis plus focus sur ce que je fais !

Donc quand tu te vois commencer à faire du multitasking en pensant que tu vas gagner du temps, souviens toi que c'est une imposture de ton cerveau. En vrai, tu vas bouffer ton énergie en plus de temps qu'il faut pour le dire et tu finiras ta journée sur les rotules sans avoir rien fait de vraiment concret ou en tout cas, beaucoup moins que si tu avais fait les choses les unes après les autres.

Parce que la vraie magie de ton cerveau, elle est là : dans le monotâche. Et encore une fois, si tu ne me crois pas, essaye et tu verras.

Par exemple, cette newsletter que je suis en train de t'écrire, si je le fais avec ma boite mail ou WhatsApp ouvert, tu peux être sûre que ça me prendra au moins 1h30 et que je serai obligée de vérifier et relire 100 fois ce que je viens d'écrire car j'aurai perdu le fil au fur et à mesure.

Alors qu'en coupant toutes mes notifs et en ne faisant que ça, en 30 à 45 minutes, je sais que je t'aurai dit tout ce que j'ai à te raconter aujourd'hui.

Donc ne lésine pas sur le monotâche, ton cerveau adore et tu es bien plus efficace comme ça.

Ne distille pas ton énergie, elle est bien trop précieuse !

Et surtout, ne te laisse pas berner par ce gros balourd ⬇️ qui te fait croire que tu peux papillonner d'une tâche à l'autre.

Le mini-défi de la semaine : une journée sans switch

Cette semaine, tente ça :

  • Choisis une mission importante mais que tu repousses toujours.
  • Bloque un créneau de 90 minutes.
  • Ferme tout le reste : notifs, mails, Slack, Insta, tout.

Et ne fais que ça.

Je sais, ça a l’air radical.
Mais teste juste une fois.
Tu verras ce que ton cerveau est capable de produire quand il arrête de mentir. 😏

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.


Jusqu'à la prochaine, prends bien soin de toi ☀️

Anne

Et si ce n’était pas ton manque de temps… mais ton manque de clarté ?

Et si ce n’était pas ton manque de temps… mais ton manque de clarté ?

manque de clarté

Si seulement, j'avais des journées de 28 heures... 

(Breaking News !!!! Ça changerait rien !)

On a souvent la fausse idée que si on avait plus de temps, on arriverait à plus. Et je vais pas te mentir, je l'ai longtemps pensé aussi.

Me dire que si je mangeais devant l'ordi, je pourrais boucler un tunnel de vente.  À part mettre des miettes plein mon clavier, pas d'amélioration...

Me dire que si je dormais moins, je pourrais écrire des articles plus long. À part avoir les yeux explosés, rien de mieux.

Me dire que si je ne faisais pas de pause, je bouclerais ma to-do en un rien de temps. À part avoir le cerveau en bouillie, pas de tâches cochées.

Jusqu'à ce que je comprenne que mon problème n'était pas le temps mais ce que j'en faisais. Et que la vraie cause de mon "errance temporelle" était le manque de clarté. Je traitais tout comme si l'urgence et l'importance était la même sans me poser de questions et sans prendre en considération mon énergie.

Je ne sais pas si tu as déjà joué à Colin Maillard (tu sais ce jeu où on te bande les yeux et que tu dois retrouver tes camarades et devniner qui ils sont) ? Moi oui, quand j'étais petite. Et en fait, je me suis rendue compte que mes journées sans clarté ressemblaient curieusement à la même chose : tu es là, un bandeau sur les yeux, tu as un business à faire tourner, des actions à mettre en place, mais tu avances à tâtons à cause de ce foutu bandeau. 

Si je te parle de ça aujourd'hui, ce n'est pas pour que tu deviennes une machine de guerre d'organisation et de productivité, mais pour que tu clarifies la base, à savoir : Où veux-tu aller ? 

Ce n'est qu'après avoir répondu à cette question que tu peux avancer et utiliser ton temps à bon escient.

Anne

par Anne | Nov 6, 2025

Ou quand suis ton GPS alors que tu ne lui as pas donné de destination 🙄

Le faux diagnostic : “Je manque de temps”

Ça, c'est la réponse facile quand on manque de clarté ! Tu sais pas où tu vas, tu brasses de l'air et tu ne finalises rien, donc, la conclusion la plus évidente, c'est que tu manque de temps.

Aucun jugement ici, ça a longtemps été mon modus operandi quand j'étais en mode ventilo (bah oui, brasser de l'air quoi !).

On nous a tellement bourré le mou avec ce bon vieux "le temps, c'est de l'argent" qu'on cherche à planifier, optimiser, organiser, rentabiliser et tout ce que tu veux.

On se retrouve à faire des todo longues comme le bras, à essayer toutes les applis qui te promettent de te faire gagner du temps et/ou te simplifier la vie. Et on a vite fait de se rendre compte qu'on finit par étouffer, culpabiliser et se dire qu'on est vraiment pas fait pour être efficace.

C'est là qu'il faut faire un petit arrêt sur image et se demander vers quoi on veut aller pour y mettre le temps nécessaire. Parce qu'en fait, on ne manque pas de temps, on manque d'air.

On se met une telle pression pour faire nos tâches qu'on finit par passer à côté de l'essentiel : la raison pour laquelle on veut réaliser telle ou telle tâche.

Mon conseil : avant de te dire que tu n'as pas le temps, demande toi où tu veux aller. Et tu verras qu'en ayant la destination, tu auras toute latitude pour organiser le parcours !

Le vrai problème : le flou directionnel

Je t'ai parlé du GPS plus haut et c'est vraiment un bon exemple pour illustrer le manque de clarté. Si tu ne lui donnes pas de destination, il te balade et tu tournes en rond. 

Avec ton temps, c'est pareil. Tant que tu n'as pas défini clairement (le mot important ici est "clairement") ce que tu veux accomplir, même si tu as 3 semaines entières devant toi, rien de concret ne se passera. Tu vas te laisser balader par ton cerveau et tourner en rond.

Quand je lis des articles sur les techniques de gestion du temps qui te promettent une productivité de malade, ça me fait toujours bizarre qu'on ne parle pas d'abord de la clarté, ce que tu veux accomplir. 

Selon moi, il ne sert à rien d'être un pro des techniques si on sait pas où on va. Je dirais même que ça n'a aucun sens, ça revient à faire le Vendée Globe sans boussole (ou sextant, enfin bref, sans direction).

Je fais une petite aparté ici pour les profils multipotentiels (hellooooo !). Nous sommes de plus en plus nombreuses à être passionnées par tout un tas de trucs qu'on veut ABSOLUMENT faire ou essayer et on a parfois souvent du mal à ne pas se disperser. L'important est de prendre un projet à la fois pour ne pas se retrouver à mener plein de trucs en même temps et à se perdre de nouveau en route. 

Donc, on classifie, soit par ordre d'urgence et d'importance, soit par envie s'il n'y a pas de deadline et si on a le choix de commencer par ce qui nous botte vraiment. 

Dans tous les cas, on focalise sur une chose à la fois pour éviter le flou directionnel et le manque de clarté qui ne manquera pas de faire son apparition dans l'équation...

Le test de clarté express

On va passer en mode appliqué ! Tu sais à quel point j'aime te faire faire de petits exercices qui, je l'espère, te font avancer dans la bonne direction ! 

Avant de te mettre à tout réorganiser, à changer d'outil d'agenda, à acheter un nouveau template Notion, je vais te proposer de faire un mini test pour ne pas être victime d'un manque de clarté.

Tu vas juste prendre une feuille et un stylo (c'est pareil, tu sais que j'aime te faire écrire sur du papier ! Bon, si tu préfères le faire sur un doc digital, ça va, je vais pas en faire une jaunisse !)

Et tu vas répondre en toute honnêteté à ces 3 questions. Ne te censure pas, c'est pour toi, c'est la première étape de ta feuille de route. 

    1. Qu’est-ce que je veux vraiment cette semaine ?

    2. Quelle est l’action qui m’en rapproche le plus ?

    3. Qu’est-ce que je peux laisser tomber sans que le monde s’écroule ?

Tant que tu n'auras pas pu répondre clairement à ces questions, ça ne sert à rien de faire du coloriage dans ton agenda, tu ne verras pas la différence avec ce que tu faisais jusque là ! 

Je te donne un exemple concret pour que tu puisses ensuite faire l'exercice. 

Supposons que, comme moi, tu rédiges un article de blog par semaine et que ce soit l'incontournable. (c'est mon cas, je peux laisser tomber tout un tas de trucs mais l'article hebdo, j'y tiens !)

L'action qui t'en rapproche le plus est d'en définir le sujet et ce que tu veux transmettre.

Ce que tu peux laisser tomber sans que le monde s'écroule, c'est toi qui décide. Perso, je peux annuler sans aucune hésitation de passer du temps sur les réseaux. Bien sûr, c'est aussi un canal d'acquisition de clients ou de prospects, mais le lien n'est pas le même dans un post de 300 caractères que dans un article de 2000 mots. 

Une fois que tu as pris cette décision, tu peux avancer vers sa réalisation parce que tu ne manques plus de clarté. Et si tu a été raisonnable dans l'estimation, tu vas vite te rendre compte que tu ne manques plus non plus de temps ! (Seulement si tu as été raisonnable. Si tu te fixes des délais impossibles à tenir, tu manqueras de temps !)

Clarté et énergie : le duo magique

Parlons un peu énergie maintenant.

Comme tu le sais, on est tous logés à la même enseigne : notre énergie fluctue tout au long de la journée. C'est pourquoi, c'est intéressant de faire le test du chronotype (que tu peux faire ici) pour voir si on est plutôt du matin ou du soir. 

C'est en effet important parce que ça nous permet de planifier des blocs de temps sur les moments où nous sommes les plus focus et capables d'avancer sans se disperser.

À ça, tu ajoutes la clarté et là, tu as un combo magique qui te passe en mode machine de guerre. Tu es focus, tu sais où tu vas et tu arrives à la fin de la journée avec un sentiment que tu n'avais pas ressenti depuis longtemps : la SATISFACTION !

Cela dit, ça ne fonctionne vraiment que quand tu as éliminé le manque de clarté qui te bouffe peut-être.

Mon conseil : fais l'exercice de clarté express et en fonction de ton meilleur moment productivité, focalise sur l'action qui te rapproche de ce que tu veux accomplir.

Je peux t'assurer que tu vas voir une sacrée différence ! Je le sais, je l'ai vécu ! 

Ce qui est super une fois que tu as identifié le manque de clarté, c'est qu'ensuite, tu peux le reconnaître. Quand tu commences ta journée sans trop savoir ce que tu veux ou vas accomplir, c'est le moment de refaire l'exercice. Raisonnablement sans te faire une liste de touuuuuuut ce que tu veux faire cette semaine, sinon, tu retournes à ton point de départ : le flou directionnel. 

Un priorité- une action - un résultat et tu recommences. Si dans ta priorité, tu as plusieurs actions, tu les fais une par une, ça ne sert à rien de tout commencer pour ne rien finir... (pareil, c'est du vécu !) Sinon, tu troques le combo clarté + énergie contre culpabilité + frustration.

No bueno...

    Le grand ménage des “faux essentiels”

    Ah les fausses urgences importantes... On en a toutes ! Ces trucs que tu te dis devoir faire ABSOLUMENT, sinon... sinon quoi ? bah sinon rien ! 

    Avant de te remettre à planifier, fais le tri. Le ménage ! Tu peux même le jouer façons Marie Kondo ! 

    Est-ce que cette tâche t'emmène vers la direction que tu t'es fixée ? Oui, on planifie. Non, ça dégage !

    C'est radical, je sais. Et si tu as l'habitude de tout traiter parce qu'"il faut", ça peut sembler un peu déstabilisant. Donc ne te mets pas non plus la révolution. Commence par les choses que tu n'as pas envie de faire, tu verras, c'est beaucoup plus facile de les dégager si elles sont inutiles 🤣

    Pose toi ces 3 questions : 

    • Quelles tâches t’apportent vraiment des résultats ?
    • Quelles activités t’épuisent pour des queues de cerises?
    • Quelles habitudes te donnent une impression de contrôle, mais t’empêchent d’avancer ?

    Cela te donnera un très bon fil conducteur pour compenser le manque de clarté et faire un vrai ménage par le vide dans les "faux essentiels".

    Quand tu fais ce genre de ménage, c'est comme si tu rangeais ton cerveau : ça t'apporte du calme, de la place et surtout, de la clarté. 

    Ne cherche pas forcément à gérer ton temps. Vise plutôt la gestion de ton attention. Tu verras, ça change tout !

    Conclusion : Le manque de clarté, la cause majeure du manque de temps

    Gérer son temps sans clarté, c'est comme suivre son GPS sans lui avoir donné de destination. On tourne en rond.

    En plus, cela apporte frustation et culpabilité alors qu'on peut éviter facilement ces trouble-fêtes.

    Bien sûr, cela peut sembler une montagne quand on se lance dans la recherche de la clarté ou tout simplement qu'on en a marre de tourner en rond. 

    Ne t'inquiète pas, je suis passée par là. Être dans le brouillard n'est pas une fatalité. La preuve, j'en suis sortie !

    La congruence : ton GPS intérieur pour rester alignée dans ton business

    La congruence : ton GPS intérieur pour rester alignée dans ton business

    Congruence

    Quand tout devrait glisser mais que ça coince... 

    (et que même le WD40 n'y peut rien 😶‍🌫️)

    Tu as tout fait bien comme il faut. Tu as défini ton client idéal en lui faisant une fiche avatar de folie. Tu lui as même trouvé un prénom... Bernadette (hard de remplir tous les critères y compris celui du prénom !)

    Tu as mis tes offres au carré, tu as préparé ta communication, ton agenda est bien garni, bref, tout semble glisser comme sur des rails.

    Sauf que...

    Tu sais pas pourquoi, mais y'a un truc qui grince quelque part. Et tu comprends pas. Tu demandes quelques avis, on te propose des formations, de changer de business model, de redéfinir tes offres ou même carrément, de faire autre chose. 

    Et ça ne t'aide pas. Au contraire, ça t'embrouille.

    En fait, tu n'as pas besoin d'une nouvelle stratégie. Tu as besoin de congruence. Que tes pensées, tes paroles et tes actes soient alignés. SUR TOI

    Parce que comme toujours, la clé, c'est toi. 

    Anne

    par Anne | Oct 31, 2025

    Ou quand Waze te dit "faites demi-tour dès que possible" 🙄

    Quand ton cerveau dit oui, mais ton corps dit non

    La bonne vieille bataille entre la tête et le cœur... 

    Je te rassure : on fonctionne toutes de la même façon. On réfléchit, on crée, on sort des offres, on communique et tout devrait bien se passer. L'emploi du conditionnel ici est important ! 

    Bien souvent, on ignore les signaux que nous envoie notre corps quand on est en train d'emprunter un chemin semé d'embûches. Et si on les ignore, c'est parce qu'on a pas forcément envie de se remettre en question et qu'on préfère se dire qu'en forçant un peu, ça va finir par passer.

    Et ça ne passe jamais. Les signaux seront de plus en plus forts jusqu'à ce que tu entendes ce que tu sais déjà au fond de toi : tu fais fausse route.

    Et ça peut être des signaux aussi innocents que la procrastination qu'on va mettre sur le dos du "j'ai pas envie de faire ça aujourd'hui, parce que j'arrive pas à me concentrer", les douleurs cervicales ("je suis restée dans la même position trop longtemps), les migraines (il faut que j'aille chez l'ophtalmo, j'ai un problème de vue), etc. 

    Perso, je suis allée jusqu'au burn-out, mais je t'en ai déjà parlé et je ne voudrais pas que tu penses que je radote !

    Mais une fois que tu te décides ENFIN à entendre et à écouter les messages de ton corps, tu te rends compte que tes pensées et tes actes ne sont pas alignés. Et c'est pour cela que ça coince. Tu fais des choses qui ne te font plus kiffer et tu auras beau forcer, la seule chose que tu vas réussir à faire, c'est à te dégouter purement et simplement de ton business. 

    Et ça, ça serait vraiment dommage car tu es une entrepreneuse qui déchire !

    La congruence, c’est quoi au juste ?

    Pour faire simple, la congruence, c'est l'alignement parfait entre ce que tu penses, ce que tu ressens, ce que tu dis et ce que tu fais. 

    Dès lors qu'il y a un déséquilibre, c'est un peu comme si tu étais embourbée avec ta voiture ; ça patine. 

    Pour que ce soit plus clair, je te donne des exemples : 

    • Tu t'es lancée dans l'entrepreneuriat pour avoir plus de liberté et d'indépendance et tu bosses 12 heures, 7 jours sur 7. (Bien sûr, il est possible parfois de devoir mener ce genre de rythme quand on démarre ou quand on est en plein lancement d'une nouvelle offre, mais à aucun moment, ça ne doit être la norme)
    • Tu as créé ton business pour choisir les clients avec qui tu travailles. Pourtant, tu n'attires que des gens qui ne savent pas t'apprécier à ta juste valeur, qui n'ont pas de considération pour toi et qui, finalement, te stresse plus qu'autre chose. (parce que bien souvent aussi, ce sont ceux qu'il faut relancer 10 fois pour être payée...)
    • L'une de tes valeurs principales est l'authenticité. Mais tu te rends compte que tu filtres tous tes contenus pour qu'ils soient "instagrammables"...

    Et je pourrais te citer une quantité astronomique d'autres exemples. Des erreurs que j'ai commises moi-même ou que j'ai pu observer chez mes clientes.

    Une entrepreneuse congruente ne paraît pas alignée. ELLE L'EST.

    Quand tu as l'impression que ton business prend l'eau, ce n'est pas parce que tu manques de stratégie. C'est pace que tu manques de cohérence intérieure.

    La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas grave. L'un des plus gros avantages de l'entrepreneuriat, c'est la liberté de changer, d'ajuster, de t'ALIGNER sur ce qui compte vraiment pour toi.

    C'est ton business, tes règles et basta !

    Pourquoi l’incongruence te pompe ton énergie (et ta crédibilité)

    Imagine que tu conduises avec le frein à main. Ça bloque n'est-ce-pas ?

    Dans le cas qui nous intéresse, à savoir le manque de congruence, aka le manque de cohérence intérieure, ben c'est pareil. Ça bloque. Ou en tout cas, ça demande plus d'effort.

    Tu consommes non seulement de l'énergie pour faire ce que tu dois faire, mais en plus, tu consommes de l'énergie pour te forcer à le faire. Double punition ! 

    Et le pire dans cette histoire, c'est que ça se voit / ça se sent à l'extérieur. Dans ta communication, ton audience a bien l'impression qu'il y a quelque chose qui ne colle pas, même si elle n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Et bien sûr, tu t'en doutes, ça bloque aussi tes ventes.

    Je ne sais pas si tu as déjà vécu des situations comme celle que je vais te décrire : tu rentres dans une maison où tu n'es jamais allée et malgré tout, tu sens que tout te pousse à en sortir le plus vite possible sans que tu saches pourquoi. 

    Au niveau de ta communication dont je te parlais plus haut, c'est un peu l'effet que ça a sur ton audience. 

    Quand tu manques de congruence, ça te bouffe non seulement une énergie de dingue mais en plus, ta crédibilité en prend un coup car ton audience sent qu'il y a quelque chose qui cloche et se détourne de toi et de tes offres. 

    En plus, je peux t'assurer que c'est beaucoup plus facile et naturel de parler de ton activité quand tu es congruente, car tout est fluide, tu n'as rien à forcer puisque c'est aligné.

    Retrouver la congruence : écouter avant de corriger

    Quand tu te sens désalignée, tu as parfois envie de succomber à la tentation de la terre brûlée : tout casser pour tout refaire. 

    Tu te retrouves donc à vouloir changer ton logo, ton site, tes offres, bazarder tous tes clients, au prétexte que "tu es en plein réalignement" ! Et ce n'est pas la solution. Enfin, il y a moins radical.

    Par exemple, observer et écouter avant de corriger. Honnêtement, si tu pètes tout sans avoir d'abord analysé ce qui clochait, rien ne dit que tu ne feras pas les mêmes erreurs, donc il vaut mieux passer par une phase d'obervation.

    Par exemple : 

    Observe sans juger les moments où tu dis oui, alors que ça dit non à l'intérieur. Qu'est ce que tu ressens ?

    Identifie une tension : as-tu peur du jugement, de l'échec, de manquer, de décevoir ? 

    Fais de PETITS ajustements : refuse un projet qui ne te "parle" pas, change de ton dans ta communication, allège une offre.

    Le but de cette petite analyse est de mettre le doigt sur les choses qui te dérangent pour pouvoir ensuite, les rectifier et les réaligner sur toi et retrouver la congruence.

    Tu sais, ce n'est pas si compliqué en fait vu que tout se passe déjà à l'intérieur de toi. Tu n'as personne à convraincre. Il est juste question de voir si ce que tu penses et ressens transparaît dans tes paroles et tes actes.

    Je sais, je sais, on vit à une époque où tout le monde joue une rôle ou porte un masque, donc forcément, ça semble compliqué. Mais qui a dit que c'était ça la norme ? Qu'est ce qui t'empêche de faire comme ça te chante et comme c'est aligné sur toi ? Personne, à part toi-même...

      Le vrai pouvoir d’une entrepreneuse congruente

      Imagine la congruence comme un super pouvoir : celui de l'alignement cohérent. 

      • Ce que tu penses
      • Ce que tu ressens
      • Ce que tu dis
      • Ce que tu fais

      TOUT est aligné et cohérent. Et les retombées sont assez impressionnantes.

      Tu attires enfin les clients qui matchent avec ton énergie. Tu es intimement convaincue de ce que tu fais (curieusement, c'est souvent ce qui manque... Et si toi, tu n'es pas convaincue, comment veux-tu convaincre ?)

      Certains te diront que la congruence est un concept perché. Mais qu'en penses-tu vraiment ? Est-ce perché de vouloir aligner l'intérieur et l'extérieur ? Est-ce perché de vouloir dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit ? Je ne crois pas. 

      Selon moi, ça revient à jouer nos meilleures cartes : l'honnêteté et l'authenticité. Et il me semble que ça manque cruellement ces jours-ci... Mais peut-être n'est-ce que mon avis ? 😏

      Conclusion : La congruence, harmonie parfaite entre penser, dire et faire.

      Si tu sens qu’il y a un décalage entre ce que tu veux, ce que tu dis et ce que tu vis, c’est que ton GPS intérieur te parle.
      Et je peux t'assuer que plus tu fais la sourde oreille, plus il hurle fort.

      Tu peux bien tenter de lui couper le sifflet avec une nouvelle offre, une refonte totale de site ou un énième challenge productivité… il finira toujours par t’envoyer un signal d’erreur.


      Parce que ce n’est pas ton business qu’il faut recoder.
      C’est ton alignement intérieur qu’il faut réaccorder.

      Quand tu redeviens congruente, tout s’éclaire : ton message se clarifie, ton énergie se stabilise, et ton business redevient ce qu’il aurait toujours dû être : une extension naturelle de toi.

      Et je t'assure que ce n'est pas demander la lune que de vouloir réaligner tes propres planètes !

      Et si tu as des questions, direction la page Contact

      Et si ta to-do list te racontait des conneries depuis le début ?

      Et si ta to-do list te racontait des conneries depuis le début ?

      Hello,

      J'espère que tu vas bien !

      Ici, comme tu le vois, encore un peu de changement dans l'identité visuelle, tu suis vraiment toutes mes aventures graphiques !

      Avant de rentrer dans le vif du sujet de cette newsletter, comme promis, je te fais un petit compte rendu sur l'évènement auquel j'ai participé la semaine dernière. Il s'agissait donc de l'évènement RevEll'East à la Technopôle de l'Aube en Champagne. Franchement, c'était super.

      Le concept ? 4 porteuses de projet en "compétition" (elles ont toutes remporté un prix donc c'était encore mieux !)

      Chacune de ces porteuses de projet était accompagnée par une équipe composée de 2 participantes et une facilitatrice. J'étais l'une des 2 participantes. Tout au long de la journée, des coachs en communication, marketing et un expert en pitch, sont passés pour donner des conseils et aider dans l'élaboration du projet.

      L'objectif de toute cette journée était de faire travailler l'intelligence collective et je peux te dire que ça marche vachement bien !

      À la fin de la journée, les 4 porteuses de projet sont passées devant un jury pour présenter leur pitch et répondre aux questions des membres du jury.

      Je participerai sans doute à la prochaine édition, je me suis vraiment régalée et ma batterie sociale a bien tenu le coup. Comme quoi, mon histoire d'ours dans sa grotte, c'est juste de l'esbrouffe 🤣

      Il est temps maintenant de passer aux choses encore plus sérieuses avec ta to-do list !

      Tu sais ce moment, le matin, quand tu ouvres ta to-do list pleine d’entrain ?
      Tu regardes toutes ces jolies cases, tu te dis : “Aujourd’hui, je gère tout.”
      Et puis, 19h arrive, t’as coché trois trucs, reporté dix, et t’as surtout coché ta patience et ton énergie 🫠

      Ne te jette pas la pierre (Pierre !), le problème, ce n’est pas toi.
      C’est ta to-do qui te ment.


      Elle te fait croire que tout a la même importance, que tout doit être fait aujourd’hui, et que tu peux tout faire si tu t’organises bien.
      (Alors qu’en vrai, même Wonder Woman a besoin d’un plan réaliste.)

      Pourquoi elle te ment vraiment ?

      1. Elle te fait confondre urgent et important.
        → Tu passes ta journée à éteindre des feux au lieu d’avancer sur ce qui t’apporte vraiment de la valeur.
        (Astuce express : mets une 🔥 à côté de l’urgent, une 🌱 à côté de l’important. Regarde ton équilibre : y’a souvent trop de flammes.)
      2. Elle ignore ton énergie.
        → Tu planifies comme si tu étais la même personne à 8h, 14h et 18h.
        (Astuce express : crée ta “zone magique” : ces 2h de la journée où tu carbures. Garde-les pour les tâches à fort impact.)
      3. Elle te fait croire qu’elle est finissable.
        → Non, elle ne le sera jamais. Parce qu’un business, c’est un flux, pas une liste figée.
        (Astuce express : chaque matin, choisis 3 “vraies” priorités. Si tu fais ça, ta journée est déjà gagnée.)

      Mini reset exclusif (le kiff utile)

      Essaie le rituel “To-do vs Kairos-list” pendant une semaine :

      • Ta Kairos-list = 3 choses que tu veux faire, qui te donnent de l’énergie.
      • Ta to-do list = les tâches “classiques” (ce que tu dois faire).

      ✓ Chaque jour, coche au moins une case de ta Kairos-list.
      Parce que, franchement, la productivité sans plaisir, c’est du vent.

      Ta to-do n’a pas à être ton ennemie.
      Elle devient même un outil incroyable le jour où tu la fais danser à ton rythme, pas l’inverse.

      Souviens-toi que ton business est là pour servir ta vie perso, alors ne le laisse pas prendre le contrôle de ton temps. Si tu as envie d'approfondir et de reprendre les commandes, tu peux me contacter et on en parle !

      Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.


      Jusqu'à la prochaine, prends bien soin de toi ☀️

      Anne