Routine efficace : la “journée type”, pas toujours la solution

Routine efficace : la “journée type”, pas toujours la solution

Routine efficace

Tu ouvres ton agenda. Tu regardes la belle journée type qui t'attend.

2 heures après, tu te dis "mais pourquoi j'y arrive jamais, moi ?"

C'est le lot de toutes les personnes qui cherchent à s'organiser et en copiant la journée idéale d'une autre personne, pensant en faire une routine efficace...

Malheureusement, en matière de planification de journées, il y a presqu'autant de méthodes que d'individus. Copier une journée type ne fonctionne que très rarement.

En vrai, tu passes ta journée à courir après le temps, à sauter d'un bloc couleur à un autre en te disant que si unetelle y arrive, y'a pas de raison que tu restes dans les choux.

En fin de journée, t'es cramée et pourtant, t'as todo n'a pas bougé d'un iota. Et t'as l'impression d'avoir passé ta journée en apnée.

Et si le problème n'était pas ton manque de rigueur (conclusion que tu as tirée sans chercher plus loin) mais plutôt la promesse (trompeuse) d'un modèle de quotidien figé censé convenir à tout le monde ?

Explorons ça ensemble !

Anne

par Anne | Août 7, 2025

J'ai tenté la routine parfaite : NOPE ! pas pour moi !

J'ai fouiné sur Pinterest et Instagram pour trouver des modèles de journées types pour pouvoir me les approprier en fonction de mes tâches. Et j'avais fait tout ce qui était préconisé : 

  • Des blocs de 2 heures pour le deep work
  • Des blocs créa et admin bien séparés
  • Des rituels du matin, du soir, des couleurs, de la marge, des stickers, bref, un grand carnaval !

C'était tellement beau que j'aurais pu le faire encadré ! Un beau tableau bien figé qui ne me correspondait PAS DU TOUT !

Parce que, dans la vraie vie, y'a des imprévus, y'a des baisses d'énergie, y'a des cycles biologiques, y'a des périodes de flemme, y'a des envies qui changent ou qui émergent. Bref, c'est la merde !

Et à la fin de chaque journée, je me disais que j'étais vraiment trop nulle, que je n'avais pas tenu ma routine, donc que je n'étais pas fiable. (C'est fou comme on peut être sympa avec soi-même...)

En fait, cétait pas moi le problème. 

C'était la rigidité du modèle et ma volonté de tout bourrer dedans même ce qui débordait de partout...

Le mythe de la "journée type" : poudre de perlinpimpin !

Quand t'es un peu bordélique (ou quand tu crois que tu l'es parce que tu ne fonctionnes pas comme les autres), tu te dis que créer un modèle figé est forcément la solution. 

Tu définis des blocs de temps, tu fais la liste de tes tâches, tout ça dans une discipline quasi-militaire car tu penses que suivre un horaire précis va tout régler. Un peu comme un emploi du temps de collégienne.

Pour l'anecdote, d'ailleurs, je m'étais même acheté il y a quelques années un cahier de texte pour y faire un emploi du temps hebdomadaire 🙄 Inutile de te dire qu'il est toujours dans le tiroir et qu'il me sert plus à noter des idées ou des gribouillis quand je suis en call (un vrai cahier de texte de collégienne quoi !)

Je cherchais en fait à apaiser mon cerveau (celui-là alors...) en lui mettant des garde-fous de partout.

En fait, j'ai simplement remplacé la confusion par de la contrainte... BUZZZER ! Je ne fonctionne pas sous la contrainte ! 

La seule chose que ça m'apportait était de déjà culpabiliser à 11 heures parce que j'étais en retard sur mon planning. Le boulet ! 

Mon planning si beau et si près d'être encadré était devenu mon croquemitaine. Bravo, bien joué ! 

Donc t'as compris, journée type : pas pour moi. Et si c'est pas pour toi non plus, c'est pas grave !

Mon déclic ? Arrêter de me forcer à rentrer dans des cases

Un jour, j'ai ouvert mon agenda.

Et je l'ai refermé.

Je n'étais pas en mode rebelle. J'étais saoûlée, fatiguée et découragée. Et j'avais surtout envie de suivre mon instinct.

Et c'est ce que j'ai fait. J'ai pris au hasard (enfin presque) une tâche que j'avais déjà reportée plusieurs fois parce qu'elle ne rentrait pas dans ma foutue journée type et je m'y suis mise. J'ai été focus jusqu'à ce que je termine et ça ne m'a pas pris les plombes que j'aurais cru.

Pourquoi ? Tout simplement, parce que j'ai suivi mon élan. J'avais envie de faire ça. Finalement, j'ai moins bossé que ce que me prévoyait mon agenda mais j'ai été beaucoup plus concentrée, posée et alignée. Et ça, je peux t'assurer que ça n'a pas de prix. Cela déclenche un sentiment de satisfaction incroyable.

Et en fait, ça n'a fait que confirmer ce que je savais depuis longtemps : les cases, c'est pas pour moi et c'est chiant d'essayer d'y rentrer.

C'est à ce moment-là que j'ai compris que j'allais devoir créer ma propre routine efficace plutôt que d'essayer de m'appliquer celle de quelqu'un d'autre.

Et honnêtement, même s'il y a encore des tâches qui me gonflent un peu dans ce que je fais quotidiennement, j'ai remis le kiff au cœur de mes journées. J'utilise mon énergie comme boussole et comme j'ai coutume de le dire : "à moins d'être un médecin urgentiste, il n'y a rien qui ne puisse pas attendre 24 heures."

Ce que j'ai gardé et ce que j'ai balancé (sans regret)

Ce que j'ai zappé :

  • Le réveil à 6h30 alors que je suis du chronotype du loup et qu'il me faut 2 heures pour émerger si je me lève trop tôt... (le regard dans le vide en attendant que je me réveille, autant le passer à dormir hein !)
  • Le batch de contenu en plusieurs fois dans la semaine. Je fais tout le lundi pour la semaine. Sinon, j'ai l'impression d'avoir tout en cours et que rien n'est terminé. Là, je sais que j'attaque mon mardi dans avoir de créa à faire, je n'ai plus qu'à aller interagir sur les réseaux, et ça c'est top pour ma charge mentale !
  • Les routines en 10 étapes genre Miracle Morning. Alors ça, c'est le truc que j'ai essayé et détesté ! Pour moi, c'est tout sauf une routine efficace ! Déjà pour cause de réveil beaucouuuuup trop tôt mais ensuite les énchaînements écriture, méditation, douche froide, yoga et tout ce dont je ne me rappelle plus, pas possible. J'adore la méditation, mais comme tout le reste, quand c'est contrainte, c'est inefficace. Le journaling, pareil, c'est au moment où "je le sens". À partir du moment où cela génère plus de contrainte que de kiff, je sais que c'est pas pour moi !

Ce que j'ai gardé :

Des points d'ancrage avec pas plus de 3 tâches claires par jour que je dispatche dans la journée au gré de mon énergie et de mon humeur.

Des temps off, prévus et assumés. J'ai arrêté de "voler" mes pauses. Elles font partie intégrante de mes priorités. Cela permet à mon cerveau de se ressourcer, de penser et bien souvent de résoudre des problèmes en tâche de fond.

Ces blocs par énergie (créatif, relationnel, etc.). Je sais que je vais toujours utiliser mes pics de productivité pour la créativité (donc généralement à 10h et à 15h) pour tout ce qui est création, rédaction, stratégie, planification. Je fais du relationnel / commercial en début d'après-midi et en début de soirée si je vais à des afterworks ou ce genre d'évènements (et uniquement si mon énergie est ok avec ça ! Il arrive parfois que ma batterie sociale soit aussi dans le rouge, donc c'est pas la peine !)

De la souplesse dans mon agenda. J'aurais peut-être dû commencer par ça en énumérant ce que j'ai gardé. Mon agenda n'est plus une feuille de papier millimétré. On serait plutôt sur un canevas vierge que je réinvente chaque jour !

Routine efficace = routine vivante

On pourrait penser que je n'ai pas de respect pour mes tâches. D'extérieur, c'est sans doute l'impression que ça donne.

C'est simplement parce que je ne fais pas comme les autres. Je fais comme je l'entends. 

Je n'ai pas de journée type gravée dans le marbre. (de toutes façons, je sais maintenant que je ne la respecterais pas 😏) Mais j'ai une boussole intérieure qui guide mes actions : je sais ce que je veux préserver (mon énergie, mon focus et mon kiff) et tout est organisé autour de ça.

Je ne le répèterai jamais assez : Ton business est au service de ta vie perso. Jamais l'inverse.

Certains jours, j'enquille 6 heures d'affilée sans les voir passer. D'autres, j'arrête à 15 heures et j'ai aucune culpabilité pour ça !

J'ai arrêté de me sentir coupable quand j'ai commencé à choisir. 

Et pour moi, la vrai routine efficace, c'est un espace souple qui te soutient sans te contraindre. Pas une foutue cage dorée.

Sachant que nous sommes des êtres vivants, comment pourrions-nous nous plier à quelque chose de statique ? Cela impliquerait d'avoir exactement le même niveau d'énergie, d'attention et productivité chaque jour de l'année. Et on sait bien que rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité que ça. (Et en plus, ça serait méga chiant !) 

J'ai maintenant compris que je fais vivre ma routine en fonction de moi et sans te mentir, c'est beaucoup moins pesant que de faire le contraire !

Les quelques mots de la fin

    Si tu n'arrives pas à garder ta routine sur les rails, c'est peut-être pas toi le problème !

    Ben ouais, c'est peut-être la routine en question !

    À partir du moment où ça ne respecte pas ta vie, ton énergie et tes priorités, c'est carrément voué à l'échec. Tu te forces à suivre quelque chose qui ne te convient pas. C'est un peu comme chercher à rentrer dans un jean trop petit : c'est pas confortable et tu n'as qu'une idée en tête : t'en débarrasser ! 

    Ta routine efficace, elle ne vient pas d'un modèle tout fait. Elle se construit. À ton rythme et en respectant ton énergie. 

    Si tu veux co-créer un planning qui te ressemble et retrouver enfin une légéreté mentale, j'ai des solutions pour toi. Et je ne te parle pas de pdf pour te donner des astuces...

    Je te parle de remettre de la respiration dans ton agenda et du kiff dans tes journées !

    Rdv sur ma page de contact !

      J’ai arrêté de planifier mon réveil… et j’ai recommencé à créer

      J’ai arrêté de planifier mon réveil… et j’ai recommencé à créer

      Hello,

      Comment ça va aujourd’hui ?

      Ici, tout baigne, sauf moi ! Toujours pas assez chaud pour tremper, alors que théoriquement, c'est mon activité principale du mois d'août !

      Mais c'est pas bien grave, je fais d'autres tests ! À commencer par ne plus chercher à tout prix à me lever aux aurores... Comme je te l'ai déjà peut-être déjà dit, je suis du chronotype du loup (donc plutôt du soir) et mes débuts de matinées sont destinées majoritairement à essayer de sortir ma tête de là où elle est profondément enfoncée 🤣 J'te fais pas un dessin !

      Donc, pour ce mois d'août où je n'ai pas d'obligation particulière, j'ai décidé de couper le réveil.

      Mais je t’arrête tout de suite : non, ce n’est pas en mode grasse mat' de feignasse !
      C'est un genre de déclaration.
      Un mini acte de rébellion douce :

      “Aujourd’hui, je me lève quand mon corps est d’accord.”

      Donc, mon programme sommeil est réglé sur "aucune alarme" !

      Et finalement, je ne me lève que 45 mn ou 1 heure plus tard que quand j'avais ce truc qui vibrait à mon poignet jusqu'à ce que je daigne me lever !

      Et ma routine réveil de mon cerveau s'en trouve tout aussi raccourcie vu que je ne l'ai pas forcé. Au lieu de bouser presqu'une heure devant mon café, ben, je ne bouse que 20 mn, ensuite je vais me préparer et je suis à l'ordi, prête à bosser 20 minutes plus tard.

      Avec toute ma concentration et toute ma créativité à leur poste.

      La première fois, j'ai pensé à un coup de chance ! Donc j'ai recommencé, pour voir. Idem sur toute la semaine. Beaucoup plus efficace, beaucoup de plaisir à écrire, créer, même interagir sur les réseaux, tu te rends compte ? 😂

      Et là, j’ai eu un petit déclic.
      Ce n’était pas juste une question d’heures de sommeil.
      C’était une histoire de respect de rythme.

      J’avais arrêté de forcer mon corps.
      Et, surprise : mon corps, lui, avait arrêté de me résister.

      Il m’a redonné ce que je lui avais toujours demandé… mais sans se forcer :
      → De la concentration
      → De la clarté
      → Et cette petite flamme que j’avais du mal à rallumer ces dernières semaines : l’envie de créer.

      Je sais pas toi, mais moi, pendant longtemps, j’ai cru que “tenir un bon rythme” c’était :

      • Me lever plus tôt pour “avoir de l’avance”
      • Forcer un démarrage pour “pas traîner”
      • Planifier au cordeau pour “pas perdre de temps”

      Mais à la place, ce que je gagnais, c’était :

      • Des débuts de journée en mode zombie
      • Une impression de subir mon corps dès le réveil
      • Un max de caféine pour zéro fluidité

      Ce que j’ai découvert avec cette expérience, c’est que mon vrai réveil, c’est pas celui du poignet.
      C’est celui de l’intérieur.

      Et quand je me respecte, quand je laisse de l’espace à mon tempo naturel, c’est pas la productivité qui prend le dessus…
      C’est le plaisir de créer.

      Et franchement ?
      C’est ça qui me donne envie de continuer.

      • Pas les cases cochées.
      • Pas le “j’ai bien bossé”.

      (enfin, si aussi, ça fait du bien d'être auto-satisfaite !)

      Mais ce moment où je suis là, concentrée, alignée, et que je me dis :

      “Ah ouais. Là, c’est fluide.”

      Avant : je luttais contre moi-même pour “me lever correctement”.
      ​Maintenant : je m’autorise à me lever quand mon corps dit OK.
      ​

      Et je bosse mieux. Avec plus de cœur.

      ​

      Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à dimanche prochain, passe une super semaine !

      Anne

      ​

      ​

      Rattraper son planning le week-end : le piège qui m’a épuisée

      Rattraper son planning le week-end : le piège qui m’a épuisée

      Rattraper son planning le week-end

      Je le ferai ce week-end.

      Cette petite phrase qui te déculpabilise et te donne l'impression d'avoir une journée (ou 2) de plus pour venir à bout de ta todo...  C'est réconfortant, n'est-ce pas ? Innocent même !

      Et c'est le genre de carte Joker que je sortais chaque fois que j'arrivais pas au bout de ce que j'avais prévu la semaine. Genre, chaque semaine 😏 En fait, j'enquillais des semaines de 7 jours tranquillou billou comme si c'était la norme. Et j'en avais même fait un point de fierté, genre "moi, je bosse toute la semaine" !

      Sauf que, tu t'en doutes, ben c'est loin d'être la norme. Parce que :

      • Temps pour moi ?
      • Temps avec ma famille ?
      • Temps de repos ?
      • Temps de kiff ?

      Ben tout ça, c'était aux abonnés absents.

      À force de sortir mon Joker week-end pour taffer, ben je passais à côté de ma vie perso. Et ça, je te l'ai assez répété, c'est pas comme ça que ça marche !

      Allez avec moi : "Ton business au service de ta vie perso. Jamais l'inverse."

      Voilà, c'est bien !

      Anne

      par Anne | Juil 31, 2025

      Quand le week-end devient une extension masquée de la semaine

      Dans la théorie, je bossais du lundi au vendredi. Genre comme tout le monde quoi !

      Dans la pratique, je faisais mes sauvegardes le samedi matin, j'écrivais les posts pour les réseaux sociaux, je réfléchissais à de nouvelles idées d'offres ou de contenus. Le dimanche, je faisais ma newsletter, je mettais à jour mes publications Pinterest, je regardais mes analytics, etc.

      À la base, j'avais fait ça juste avant une période de vacances. On partait le lundi après-midi dans la famille donc il fallait que tout soit prêt pour la semaine suivante. Ok, quand c'est exceptionnel pourquoi pas...

      Et puis, je me suis rendue compte que quand il y avait des trucs que je n'avais pas le temps de faire pendant la semaine, je me disais souvent que je pourrais profiter du samedi ou du dimanche (juste un peu) pour me mettre à jour.

      Et petit à petit, j'ai commencé à faire le newsletter le dimanche après-midi, vu qu'elle est censée partit chaque dimanche à 17h30, et puis tant qu'à faire, si je préparais quelques posts...

      Et voilà comment je suis devenue une adepte du "rattraper son planning le week-end"...

      Le week-end n'était plus un espace de repos, de ressources, de bon temps. C'était juste devenu 2 jours de taf de plus dans ma semaine... Pas bien Deadpool 😤

      Le faux pouvoir du “je me rattraperai plus tard”

      C'est un réflexe à la fois confortable et vicieux.

      En fait, tu restes "en contrôle". Enfin tu crois. Tu ne dis pas non, tu ne renonces pas, tu décales simplement. Après tout, un planning, c'est flexible, pas vrai ?

      En plus, tu décales ta culpabilité aussi. Parce que tu sais que ce que tu ne fais pas pendant la semaine, ben, c'est pas grave tu le feras samedi ou dimanche.

      Sauf que rattraper son planning le week-end, ça t'empêche de te recharger. Et un jour, la culpabilité professionnelle que tu as soigneusement déplacée, ben tu la prends en pleine poire quand ton p'tit mari te dit "tiens et si on allait au restau aujourd'hui ?". Tu dis non parce que t'as pas fait ta newsletter. Et tu te rends compte que tu passes à côté de ce qui compte vraiment.

      Tu n'as pas le pouvoir en vrai. Tu es complètement esclave de ce foutu planning.

      À cela tu ajoutes les bons arguments "c'est plus calme le week-end", "je ne reçois pas d'e-mail", "je suis moins distraite", etc. , je peux t'en faire une liste longue comme le bras.

      Et tu sais pourquoi ? Tout simplement parce que LE RESTE DU MONDE EST EN WEEK-END et toi, tu continues à carburer comme si de rien n'était !

      Je vais plus loin en te disant que ce que tu fais pendant le weekend une fois que tu t'es rendue compte que tu avais passé ta vie perso à la trappe, ben c'est blindé de culpabilité et je peux t'assurer que ça transpire dans ce que tu produis.

      Alors, si t'as pas le temps de tout boucler dans la semaine, c'est qu'il faut peut-être que tu prennes ton planning à bras le corps pour voir ce qui déconne dans tes 5 jours de travail. C'est forcément là que tu peux faire des ajustements.

      Ce que ça m’a coûté : ma récupération et mon plaisir

      Il paraît que Confucius aurait dit :

      “Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.”

      Je le mets au conditionnel parce que les avis sont partagés quand à son origine.

      Quoi qu'il en soit, je ne suis pas fondalement d'accord avec ce proverbe car même si tu adores ce que tu fais, il y a forcément des aspects qui te gonflent ! Donc non, ce n’est jamais 100 % fluide.

      De plus, quand on est constamment débordée même par ce qu'on aime et qu'on tombe dans le piège de bosser le week-end, on n'a plus le temps de se ressourcer. Et je pense te l'avoir déjà dit, ton cerveau a parfois besoin qu'on lui foute la paix pour créer. Si tu ne lui donnes pas l'espace nécessaire, tu es juste en mode automatique du lundi au dimanche.

      Et bien sûr, conséquence directe : ben le lundi, t'es crevée. À aucun moment, tu n'as profité de la vie, laissé ton cerveau vagabonder, passé du bon temps avec tes proches. Nada.

      Et ne me sors pas l'idée que tu n'as qu'un chat et ton travail dans la vie ! Avant d'être l'entrepreneuse à succès que tu es, tu es une personne avec des passions, des envies et des loisirs.

      Moralité : Rattraper son planning le week-end, ça équivaut à fermer la porte à la vie perso. Et c'est toujours Non !

      La bascule : j’ai testé un week-end sans “rattrapage”

      Et puis un jour... pas si lointain, un samedi matin alors que je regardais ce que je n'avais bouclé la semaine précédente pour faire mon planning du week-end, je me suis retrouvée à ne pas avoir envie.

      Il y avait des trucs que j'avais pas fait, c'est vrai, mais que je fasse 3 ou 5 posts pour LinkedIn, ça change quoi en vrai ? Si je saute une newsletter un dimanche au lieu de la faire parce qu'il faut la faire, qu'est ce qui va se passer ?

      Tu sais quoi ? ABSOLUMENT RIEN.

      J'ai donc regardé mon planning de la semaine passée et je me suis dit que j'avais pas envie. J'étais peut-être un peu plus crevée que d'habitude, mais j'ai senti que le kiff n'était pas dirigé vers le taf. J'avais envie de glander, de regarder un épisode d'une série que j'avais commencé 6 mois avant, d'aller m'occuper de moi, bref, tout sauf me coller à mon ordi.

      Alors, oui, je vais pas te mentir, j'ai ressenti de la culpabilité à laisser toutes ces tâches non cochées, mais j'ai pris tellement de plaisir à ne rien foutre pendant 2 jours que la recharge d'énergie et de bande passante a largement remboursé, avec bonus en prime.

      La cerise sur le gâteau ? Je n'étais pas crevée le lundi matin, je me sentais d'attaque pour ma semaine et je fourmillais d'idées (bon ça des fois, c'est plus un handicap qu'autre chose mais c'est pas le sujet 🤣).

      J'ai encore parfois quelques rechutes, mais elles sont rares et ne durent qu'une heure ou 2 le samedi matin 🫣

      Aujourd’hui : je prévois moins, je vis mieux

      Je prévois en tout cas toujours de ne rien faire le week-end. Ce n'est plus la poubelle de mon planning !

      Dit comme ça, ça a l'air carrément brutal. Et pourtant, c’est exactement ce que c’était : une décharge à “je le ferai plus tard”.

      Quand je vois que le jeudi arrive et qu'il y a encore pas mal de trucs que j'avais prévu les 3 premiers jours et qui sont toujours en attente, je prends l'une de ces décisions :

      • Je décale intelligemment si c'est vraiment important
      • Je regarde ce que j'ai prévu sur les 2 derniers jours de la semaine et s'il y a des choses à repousser sans conséquences, je décale
      • Je remets le retard en question. Pourquoi je ne l'ai pas fait ? C'était pas important ? J'avais pas envie ? J'avais dit oui au lieu de non ?

      Et ça glisse beaucoup mieux. Un planning, c'est fait pour être flexible, c'est vrai. Mais c'est surtout fait pour que tu puisses accomplir les choses qui ont du sens pour toi et qui te nourrissent.

      Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne pas rattraper son planning le week-end rend plus efficace, pas moins.

      Tout simplement parce qu'on a profité de ces 2 jours de repos pour...bah, se reposer tiens !

      Les quelques mots de la fin

        Si tu passes ton dimanche à “juste avancer un peu”, ou ton samedi à “finir ce que t’as pas eu le temps de faire”…


        Tu ne gagnes pas du temps.
        Tu perds ton énergie. Et ton souffle.

        Et si tu t’autorisais un vrai reset ?
        Pas une pause décorative. Une pause fonctionnelle.

          Je voulais avancer. J’ai passé 40 minutes à trier mes marque-pages.

          Je voulais avancer. J’ai passé 40 minutes à trier mes marque-pages.

          Hello,

          Comment ça va aujourd’hui ?

          Au moment où je glisse ces quelques mots sur mon écran, je suis encore en pyjama, le 2ème café du matin qui m’attend bien au chaud et une todo longue comme le bras avant de partir quelques jours chez mon Papa la semaine prochaine !

          Ce qui veut dire qu’il faut que j’ai non seulement fait tout ce que j’ai prévu pour cette semaine, mais aussi mes tâches courantes de la semaine prochaine pour ne pas avoir à trop bosser quand je serai en vacances !

          Ce que je vais te raconter aujourd’hui va sans doute te parler 🫣…

          ​Tu connais ce moment où tu t’installes, pleine de bonne volonté, prête à enfin avancer sur ta to-do ?

          T’as ton café, ton ordi, ton Trello, ton casque avec de la musique focus sur Spotify.

          T’es dans le mood :

          “Allez. J’avance. J’expédie trois trucs. Je coche des cases sur ma todo. Et je m’envoie des fleurs.” (ou du chocolat, c’est toi qui vois !)

          Et là…
          Tu te retrouves à trier tes marque-pages Chrome.
          À ranger des trucs que t’as pas ouverts depuis 2019.
          À créer des dossiers intitulés “à relire un jour” (tu peux arrêter tout de suite : tu ne les reliras jamais 😬).
          À supprimer des liens morts comme si c’était la tâche la plus urgente de ton existence.

          Et soudain… 40 minutes ont passé.

          ZÉRO tâche cochée.
          ZÉRO avancement sur le fond.
          ZÉRO énergie.
          Mais une étrange sensation de soulagement mêlée à de la culpabilité.

          Et c’est là que j’ai capté.

          Ce n’était pas de la flemme.
          Ce n’était pas un manque de motivation.
          C’était de la surcharge mentale.

          Mon cerveau était tellement plein que je ne pouvais pas avancer.
          Il avait besoin de faire quelque chose de simple, mécanique, sans pression.
          Il avait besoin de vider un tiroir virtuel parce que mon esprit était trop saturé pour réfléchir.

          Ce jour-là, j’ai compris que je n’étais pas complètement bordélique dans ma tête ! (pour une bonne nouvelle… )
          J’étais juste à bout de bande passante mentale.

          Depuis, j’ai arrêté de me taper dessus quand je “procrastine bizarrement”.
          Parce que souvent, ce n’est pas vraiment de la procrastination.
          C’est un mécanisme de survie.
          Une façon pour mon cerveau de dire :

          “Tu veux avancer, mais moi j’ai besoin de respirer avant.”

          💡 Alors maintenant, quand je me surprends à faire une tâche étrange au lieu de celle prévue,
          je me pose une seule question :
          ​“Qu’est-ce que j’essaie d’éviter… et pourquoi ?”

          Et souvent, la réponse n’est pas “je suis nulle”. (2ème bonne nouvelle… 😂)

          ​
          C’est plutôt :

          “Je suis fatiguée. Je suis floue. Je suis trop pleine.”

          Et ça, c’est un signal. Pas un échec.

          Si toi aussi tu passes plus de temps à trier des onglets qu’à cocher des cases, sache que tu n’es pas seule.

          Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, à dimanche prochain, passe une super semaine !

          Anne

          ​

          Planifier en respectant son énergie : ce que m’a révélé mon propre agenda

          Planifier en respectant son énergie : ce que m’a révélé mon propre agenda

          Planifier en respectant son énergie - ce que m’a révélé mon propre agenda

          Le jour où j'ai regardé mon agenda avec un air d'autoroute...

          Je pensais avoir tout bon. Quoi ? Non, non, rien à voir avec Jacques 🤣

          Un agenda bien structuré, des créneaux bien pensés, une to-do parfaite, bref, l'arme ultime pour une productivité au taquet.

          Sauf que... à partir de 11h, je commençais à perdre le focus, à gigoter, à me sentir vidée. Alors qu'il n'était que 11h, ne l'oublions pas. Ça fait encore long pour finir la journée. 

          Je m'étais même mise à procrastiner sur des tâches que j'aimais d'habitude, au secours quoi ! J'avais un discours intérieur composé majoritairement de coups de pied aux fesses en pensée, des beaux petits tacles internes, enfin, tu vois, tout ce qu'il faut pour partir en vrille. 

          Jusqu'à ce que je me décide à creuser le problème. Tu sais que je suis têtue comme une mule et qu'il faut que je comprenne avant de lâcher l'affaire. 

          Et tout bêtement, je me suis rendue compte que j'avais complètement passée mon énergie à la trappe dans mon planning militaire. J'avais booké le truc comme si j'étais productive et au taquet de 8h à 20h... Alors que je suis la première à avertir les participants des formations que j'anime que c'est pas comme ça que ça marche 🤦🏻‍♀️

          J'ai alors décortiqué mon agenda (mais vraiment ! J'ai passé au crible chaque créneau) et j'ai tout remanié en intégrant mon énergie dans l'équation. 

          Et je peux t'assurer que ça a changé beaucoup de choses. Surtout moi !

          Allez, reste avec moi, je te raconte 📝

          Anne

          par Anne | Juil 24, 2025

          Mon agenda sur le papier : un rêve organisé

          Enfin sur mon Google Agenda, mais t'avais compris !

          Il était beau, il était mince, il sentait bon le sable chaud. Ah non, oups, c'est pas ça !

          Mais il était beau, ça c'est clair. Propre, optimisé, millimétré.

          Une heure de brainstorming, 2 heures de créa, 30 minutes avec un prospect, une pause café, une session deep work. Millimétré je te dis. Je suis même étonnée de ne pas y avoir intégré les pauses pipi !

          Le problème ? Cette organisation était faite pour une version fantasmée de moi ! Une WonderAnne, capable de rester concentrée 4 heures d'affilée, de manger sur le pouce, d'avaler un café brûlant et de s'y remettre pour 4 heures...

          Muahahahaha ! Le délire, je ne suis pas cette nana ! Mon business est au service de ma vie, pas l'inverse. Moi, la paresseuse stratégique autoproclamée "tente" de faire des journées de 5 heures (bon ok, on est plutôt sur du 6,5 mais c'est déjà bien !).

          Même avec le meilleur agenda du monde, même si c'est ChatGPT qui le fait, on ne peut pas dealer bosser sans planifier en respectant son énergie.

          Le quotidien : un ressenti bien différent

          Un quotidien bien loin de ce que j'imaginais, moi qui ne suis pas fan des contraintes et qui ne conçoit pas une seule journée sans une bonne dose de kiff et de liberté... Là, je me sentais littéralement "enchaînée" à mon planning. 

          Aucun espace pour moi, pour respirer, me ressourcer ou simplement m'octroyer une pause un peu plus longue. 

          Donc forcément, j'avais des coups de mou, des crises de procrastination aux pires moments, des envies de me taper un dodo en plein après-midi, enfin, vraiment à contre-courant de moi-même. 

          Comme tu le sais, j'ai une personnalité solaire, un poil exhubérante (si peu 🤏🏻) et j'avais presque le sentiment d'un dédoublement de personnalité quand j'essayais de me caler sur mon agenda ! 

          Et bien évidemment, je me flageallais aux orties fraîches (pas en vrai hein !) en me disant que c'était moi le problème, certainement pas le planning. Donc, je prenais par dessus tout, une bonne dose de frustration et de culpabilité. 

          Jusqu'à ce que je me décide à prendre mon "cas" à bras le corps pour y trouver une explication, voire une solution.

          Ce que m’a révélé mon auto-enquête

          Attention, l'inspecteur Gadget est de sortie 🕵🏻‍♀️

          J'ai fait un truc chelou (qui me semble pourtant totalement naturel quand le fais avec des clientes 😂) mais nécessaire et bénéfique :

          Pendant une semaine, j'ai noté tout ce que je faisais, mais surtout, le niveau d'énergie que je ressentais pendant que je réalisais mes tâches.

          Bien sûr, ça a révélé ce que je savais déjà. Je suis du chronotype du loup (donc du soir)...

          • Mes pics de productivité sont à 11h et à 16h.
          • Je suis dans une espèce de brouillard mental entre 13h30 et 15h
          • Mes tâches créatives passent mieux en fin de matinée ou d'après-midi
          • Les trucs chiant me prennent 3 fois plus de temps s'ils sont mal placés.

          Je me suis donc rendue compte que mon agenda voulait faire de moi une machine de guerre pendant que mon cerveau était en PLS ! C'est l'illustration même du mauvais timing !

          Grosso modo, ça revient à faire un feu d'artifice à midi : techniquement possible mais complètement con !

          Moralité : pour apprendre à planifier en respectant son énergie, il faut passer par l'enquête de terrain !

          Tu vas me dire que ça semble logique et je te répondrais que tu as raison. C'est la première des choses que je fait en audit de planning et pourtant, quand il s'agit de moi, je passe toujours en mode freestyle... Ce que je peux m'auto-saoûler quand je fais ça 🙄

          Les micro-ajustements testés

          Forte des résultats de mon enquête, j'ai déplacé, j'ai allégé, et surtout, j'ai mis de l'espace dans mon agenda. J'ai prévu des temps "buffer", soit si j'ai "presque" fini quelque chose que je veux absolument terminer, soit parce que je ne me sens pas dans le mood. Donc oui, j'ai aussi prévu des zones pour rattrapper le retard possible (et prévu 🤣)

          Mes pics de productivité ne sont jamais disponibles pour les rendez-vous téléphoniques ou extérieurs (bon sauf cas exceptionnels évidemment), ce qui me permet de garder précieusement ces moments où temps et énergie bossent de paire pour me faire avancer sur mes projets.

          J'essaye de programmer les interactions sur les réseaux sociaux au moment où je sais que je me sens bavarde et j'ai arrêté de forcer l'écriture d'un article à 9h du matin ! (pour ne rien te cacher, il est 17h24 à l'heure où j'acris ces mots et ça glisse comme sur des rails !)

          Je ne vais pas te mentir, ça n'a pas été magique. Enfin pas dans l'immédiat. Remettre de l'espace dans le planning pour s'autoriser de l'espace dans le cerveau, ça vient aussi avec son petit lot de "tu pourrais en profiter pour faire çi", "quand même, t'exagères de prendre une pause déj jusqu'à 14h30", etc.

          Mais sur le plus long terme, j'ai ressenti beaucoup moins de friction intérieure, beaucoup moins de lutte contre mon naturel (qui revient au galop dès que je le chasse comme le dit le proverbe 🫣) et surtout, je ne suis plus complètement vidée à 11h du mat'. Et ça, c'est carrément du kiff à l'état pur ! (oui, oui, ne pas être naze à 11h me procure du kiff, et ?)

          Ce que j’ai appris en écoutant mon rythme

          J'ai appris surtout que le temps est notre ressource la plus précieuse, certes, mais ce qui compte vraiment, c'est ce qu'on en fait. Et sans planifier en respectant son énergie, on gaspille cette ressource. 

          J'ai appris que mon corps me donne constamment mon niveau d'énergie et que je ne dois pas l'ignorer. Par expérience, ignorer les signaux, c'est ouvrir la porte à l'épuisement, la frustration, le stress et dans mon cas, le burnout. 

          Si tu ne dois retenir qu'une chose de cet article, n'attend pas que ton corps hurle alors que cela fait des mois qu'il chuchote pour que tu y fasses attention. 

          L'énergie est fluctuante, c'est ok, on est tous logés à la même enseigne. Bon sauf peut-être Elon Musk qui a l'air d'avoir une énergie de cyborg mais c'est un autre sujet ! 

          J'ai aussi appris à remettre les choses dans leur contexte : mon agenda est un outil, c'est à lui de s'adapter à moi, pas l'inverse. Non mais !

          Et j'ai surtout appris à déculpabiliser s'il y a des moments où je suis fatiguée, ou migraineuse, ou juste prise d'un coup de flemme. C'est pas bien grave, j'ai mes zones tampons à la rescousse ! 

          Planifier en respectant son énergie, ça permet de prioriser ce qui est vraiment important, ce qu'on veut vraiment vivre. Au bout du compte, c'est toi qui es aux commandes et c'est bien mieux comme ça !

          Les quelques mots de la fin

            Si ton agenda te fatigue rien que de le regarder et si tu repousses 3 fois les mêmes trucs, c'est pas parce que tu es une grosse feignasse ou que tu n'es pas capable de respecter tes deadlines.

            Ça vient tout simplement du fait que tu n'as pas intégré ton énergie à ton planning. Ce que je t'invite alors à faire, c'est à mener ta propre enquête sur une petite semaine :

            • Que fais-tu de ton temps ?
            • Comment te sens-tu lorsque tu utilises ce temps ?

            Cela te permettra de voir si tu mets ton énergie là où il faut et surtout quand il le faut.

            Si en lisant cet article, tu as l'impression que je m'adresse à toi directement, tant mieux ! Cela te permet de te rassurer, tu n'es pas dingue ni bordélique, juste un petit problème de décalage entre ton temps et ton énergie !

            L'objectif est donc de remettre ton planning au service de ta vie pour ne plus jamais être au service de ton planning.